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  • Swan

La passion

Mis à jour : 1 oct. 2019


En parcourant mes écrits du passé, je retombe sur cette phrase:« la passion détruit».


Je me souviens de cette période éprise de focalisation, d’envie extrême qui a engendré un sentiment excessif.

Consciente de cette emprise, j ai mené à mal mon mental mais heureusement pas au point d’en perdre la raison.




Aujourd’hui, je peux partir de MON postulat que l’équilibre est la voie (et voix intérieure) de la plénitude. Je me demande donc ou doute même du fait que vivre une passion (qu’elle soit sentimentale, intellectuelle, professionnelle …), qu'être dans un état passionnel, n’entraine pas forcement un déséquilibre.

Je vois ce déséquilibre par le manque d’intérêt, d’envie et de place qu’il reste au mental pour s’ouvrir à d’autres émotions, pensées, faits. La Passion isole et ne laisse que très peu de place à l’enrichissement personnel. Elle ne se nourrit essentiellement que de ses envies et évite toutes interactions avec d’autres ouvertures/préoccupations de la vie.

Dans des exemples pragmatiques/ terre à terre

L’aveuglement sentimental produit par cette émotion passionnelle déconnecte la pensée de toute perception rationnelle et objective. Le passionné n’analyse plus qu’en fonction de ses idéaux. Il s’oublie, se perd, occulte. Le pardon n’existe plus car il a perdu tout sens critique envers son passionné. Il ne vit que dans l’excuse et l’envie de faire plaisir. Il se dévoue « corps et âme » ?


La passion intellectuelle, qu’elle soit spirituelle ou artistique, n’a t-elle pas l’enivrement de se retrouver entre elle et elle? Le passionné et son maitre, jusqu’à l’égoïsme d’être son propre maitre. S’isoler pour vivre dans son monde alimenté de l’ivresse de la pensée, des mots ou de la création. Une drogue intellectuelle pour anesthésier la réalité de la vie ?


Et le businessman, le carriériste insatiable qui accepte, projette, crée afin d’être sûr de ne pas sortir de cette émulsion, spirale, adrénaline où il se sent comme essentiel. Un besoin excessif de résultat. Il s’engouffre dans la facilité de ce qu’il maîtrise (et dont il dépend finalement), se crée des priorités afin d’en enfouir d’autres existentielles. Fuir, emplir sa vie d'obligations matérielles pour excuser son indépendance et manque d’implication personnelle?


Dévotion, drogue, excuse … rien de stable dans tout cela. Restons au stade de l’amour et du plaisir!

Mais comment ne pas trouver la vie fade qu’en nous avons goûter à la passion?

Peut-être en diversifiant les plaisirs ….